Ce qui sépare deux élèves n'est presque jamais le nombre d'heures. C'est la méthode. Je passe mes journées à en construire une.
Je m'appelle Réda Chaoui. Lycée Lyautey à Casablanca, puis classe étoile PC* à Sainte-Geneviève, puis élève officier polytechnicien — promotion X2016. À chaque échelon, ce qui m'a fait passer n'a pas été le talent : c'est d'avoir dû réapprendre à travailler. À chaque fois.
Ce qui me passionne n'est pas de résoudre — c'est le moment où quelqu'un comprend. J'ai accompagné des centaines d'élèves en cours particuliers, puis j'ai été khôlleur en MPSI et PCSI dans des prépas parisiennes, où l'on apprend à démonter une copie ligne par ligne. J'ai ensuite fait un master en intelligence artificielle à l'Imperial College de Londres, et j'y ai été chargé de travaux dirigés. J'ai donc enseigné dans le système anglo-saxon après avoir été formé par le système français : je connais les deux, ce qu'ils exigent et ce qu'ils laissent passer.
En parallèle, j'ai passé ces dernières années à construire de l'intelligence artificielle qui tourne pour de vrai : chef d'équipe IA chez Criteo à Paris, puis chef de projet IA à l'OCP à Casablanca. Des systèmes en production, où une erreur de modèle se paie. Je ne découvre pas ces outils en même temps que mes élèves — je sais ce qu'ils font bien, et surtout ce qu'ils font mal.
Nous vivons une révolution, et elle commence au lycée. Je voulais y participer autrement qu'en spectateur. J'encadre des élèves depuis des années à côté de mon métier ; aujourd'hui je m'y consacre entièrement. Sokra, c'est ce que j'aurais voulu avoir : une méthode qui t'apprend à apprendre, et une IA tenue par un cadre strict — celle qui te montre où tu t'es trompé, jamais celle qui rédige à ta place.